La marche à suivre

Dix membres de l’AMB (Association multisports barisienne) disputent les Quatre jours de Nimègue, aux Pays-Bas. Un rassemblement international de marche.

La médaille est au bout du chemin. S’ils terminent aujourd’hui, ils la recevront cette médaille tant convoitée, les dix marcheurs de l’AMB (Association multisports barisienne) qui participent, cette semaine, à la Marche internationale de quatre jours de Nimègue, ou plus court les Quatre jours de Nimègue, aux Pays-Bas. Une manifestation aussi baptisée The Walk of the world, qui rassemble presque 50 000 personnes d’une vingtaine de pays.

Ils sont arrivés dimanche dernier et ont récupéré leur dossard le lendemain. « C’est une course très prisée, les organisateurs doivent même procéder à un tirage au sort parmi ceux qui s’inscrivent individuellement », témoigne Benoit Hacquin, maire de Chardogne, dont c’est la première participation, comme ses coéquipiers. « C’est Hervé Gaspard, gendarme réserviste, qui en a entendu parler par ses collègues, parce qu’à l’origine il s’agissait d’une marche militaire. Vu qu’elle est désormais ouverte au public, on s’est dit : pourquoi ne pas essayer ? »

Partant depuis le mois de février, le petit groupe s’est bien préparé afin de relever ce défi d’effectuer 40 km (il est possible de s’aligner sur 30 et 50 km) quatre jours de suite. « On a réalisé plusieurs sorties sur cette distance », raconte Benoit Hacquin, « on a aussi fait des 25 km consécutifs. On était prêt à souffrir. » Les marcheurs barisiens ont pu constater qu’il fallait être très entraîné en venant à Nimègue. « Surtout que l’on marche sur du macadam tout autour de la ville, il n’y a jamais de sous-bois, pas de terrain souple. » S’ajoute la chaleur avec une température quotidienne de 30° et un climat sec. « Il n’a pas plu depuis le mois de mai. » Dans ces conditions, nombreux abandonnent chaque jour : plus de 600 le premier, pas loin de 1 400 le suivant.

Une véritable fête

Chaque soir à l’arrivée, après environ sept heures et demie d’efforts, « on se lève tous les matins à 3 h pour prendre à 4 h 30 la navette qui nous amène au départ donné à 5 h 30 », les jambes sont fourbues et un bon message devient très apprécié. Mais le moral reste vaillant, et la motivation intacte : « Même s’il faut en porter un, on arrivera au bout », promet, avec le sourire, Benoît Hacquin.

L’ambiance en Hollande aide à tenir. « Extraordinaire ! C’est vraiment une fête. » Les habitants n’hésitent pas à ravitailler les marcheurs en leur offrant des cornichons, des petites tomates, beaucoup de réglisse ainsi que des gâteaux secs. « On picore tout au long du parcours, et de l’eau est mise à notre disposition. On nous arrose quand il fait trop chaud. » La meilleure façon de marcher.

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